L’actualité du télétravail

Les récentes dispositions relatives au télétravail succèdent aux premiers textes de loi française datant de 2012, dédiés à cette forme d’organisation du travail : loi Warsmann (pour le secteur privé) et loi Sauvadet (pour le secteur public). L’ordonnance du 22/09/2017 complète ainsi l’arsenal juridique prenant acte des nouveaux modes de travail à l’heure où les infrastructures et outils numériques impactent les organisations, l’économie et les territoires.

La Loi TEPCV du 17/08/2015 inscrit le télétravail comme une des mesures pouvant figurer dans le cadre d’un Plan de mobilité au même titre que le covoiturage et l’auto-partage. Depuis le 1er janvier 2018, les entreprises qui regroupent sur un même site au moins 100 salariés, ont obligation d’élaborer un plan de mobilité.

Par ailleurs depuis le 1er janvier 2018, le dispositif des certificats d’économie d’énergie (CEE) crée en 2006, est entré dans sa 4ème période d’obligation pour une durée de 3 ans. Ce dispositif de promotion de l’efficacité énergétique permet l’attribution de CEE pour les économies réalisées notamment grâce aux kilomètres non effectués par les télétravailleurs. Pour Relais d’Entreprises ce dispositif est donc un levier favorable au développement du télétravail en particulier dans les territoires ruraux et péri-urbains.

Le développement du télétravail dans les organisations publiques et privées et sur les territoires procède également d’autres enjeux visant à :

  • Dynamiser l’économie locale des communes rurales et péri-urbaines
  • Améliorer la performance des entreprises, les conditions de travail et mieux concilier vie professionnelle et vie personnelle (Qualité de Vie au Travail)
  • Intégrer les préoccupations sociales et écologiques dans les activités et missions des entreprises (Responsabilité Sociale / Sociétale des Entreprises)
  • Contribuer à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.
  • Favoriser l’emploi de personnes en situation de handicap

Ce qu’il faut retenir des nouvelles dispositions sur le télétravail

  • Organisation du télétravail régulier ou occasionnel dans l’entreprise par un accord collectif, une charte, ou à défaut par tout autre moyen
  • Définition par l’accord collectif ou la charte du passage au télétravail en cas de pic de pollution
  • Motivation du refus éventuel de l’employeur
  • Présomption d’accident du travail sur le lieu de télétravail

Collaboration :

Relais d’Entreprises a eu le plaisir de collaborer avec le CGET à l’élaboration de la plateforme dédiée à la promotion du télétravail en France.

Lors du Forum RURALITIC nous avons pu évoquer cette collaboration qui illustre le combat de Relais d’Entreprises en faveur de la non mobilité.

http://www.teletravailler.fr/


Transports et trajets domicile-travail

LE TRAJET DU TRAVAIL DES EUROPÉENS : calme et détendu, ou stressant et inefficace ?

Les employeurs ont-ils besoin d’apporter de nouvelles solutions innovantes aux déplacements vers le lieu de travail pour attirer les meilleurs candidats et conserver les talents ? Le trajet domicile-travail est-il un critère important pour les candidats qui envisagent ou acceptent une nouvelle opportunité ?

Le trajet journalier divise l’opinion. Pour quelques chanceux, c’est une magnifique opportunité de doper la productivité et de commencer certaines tâches avant d’arriver au travail. Pour d’autres par contre, c’est un cauchemar source de stress qui a un impact considérable sur leur bien-être. […]

Cet analyse est extraite d’un article publié sut le site de Michael Page.

Vous pouvez le consulter dans son intégralité en cliquant ici.


Les bonnes pratiques du télétravail

« Dans le cadre du projet  « Télétravail et PME » du ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique et de la CCI d’Alençon, Adverbe et LBMG-Worklabs ont réalisé un accompagnement de 23 PME industrielles  de l’Orne et du Calvados dans la mise en place du télétravail. Un programme d’un an qui vient de se terminer par une restitution avec les participants et le lancement d’une vidéo de sensibilisation sur les bonnes pratiques à adopter. »

Sur un échantillon de 100 personnes (sélectionnés parmi 23 entreprises), 240 salariés ont été déclarés éligibles. In fine, c’est 133 personnes qui devraient télétravailler dont 41% de cadres et 59% d’employés. Voici ce qui a été défini en termes de durée:
  • télétravail mensuel flexible : 2 ou 3 fois par mois (16 entreprises sur 18)
  • télétravail hebdomadaire fixe : 1 ou 2 fois par semaine (8 sur 18)
  • autre : à temps plein en cas d’éloignement géographique, ou « entre deux rendez-vous » pour des itinérants (2 sur 18).

Les raisons des entreprises qui ont décidé de ne pas le mettre en place après le programme d’accompagnement sont :

  • 1 va mettre en place des solutions techniques pour l’équipe dirigeante non salariée (pas de salariés pouvant télétravailler)
  • 1 va régulariser les contrats de 3 salariés déjà en télétravail mais ne souhaite pas proposer le télétravail aux autres salariés
  • 3 ne vont pas le mettre en œuvre en 2016 : 1 n’a pas de salariés à mettre en télétravail, 1 n’a pas de salariés volontaires et 1 met en suspens le projet sur 2016.
Retrouvez la vidéo de LBMG ci-dessous :
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